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Au Fil du Rhône - Site Poèmes & Diaporama de L'Arié...Joie

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Au Fil du Rhône

À Lyon, sous les arcs de pierre anciens,
Le Rhône et la Saône s'unissent d’un seul lien,
Le Rhône, puissant et tumultueux guerrier,
Rencontre la Saône, douce et légère fiancée.



Elle, aux eaux calmes, aux reflets argentés,
Apporte sa tendresse aux bras du fleuve emportés,
Lui, qui charrie les secrets des Alpes enneigées,
S'apaise au contact des caresses de la Saône enamourée.

À la Confluence, où les eaux se mêlent en sursaut,
Leurs noces liquides forment un accord nouveau,
Le Rhône prend la douceur de sa compagne fine,
Et la Saône s'anime au rythme de la grande ligne.



À Lyon, leur baiser d'eau scelle une alliance belle,
Le Rhône et la Saône, en harmonie éternelle,
Ensemble ils coulent, unis dans un même chemin,
Vers la Méditerranée, pour un mariage final divin.

Entre Rhône et Saône sur les eaux mêlées d’histoire,
je vogue, sous les reflets du miroir,
Dans le quartier de la Confluence le béton prend la pose,
chaque mur qui s’élève me murmure une histoire,
Proche de la Confluence vient le Diamant,
un prisme à l’éclat blanc sur le gris,
Un bloc taillé d’avenir, facettes triangulaires
comme celles d’un cristal aux reflets indécis.



Plus loin voici la Mimolette, un fromage de verre orange
dans un monde poli,
Ses trous sont des soleils, ses angles des oracles,
où la lumière joue et jaillit,                                             
Planté là comme un jeu, voici le Cube Vert,
un taille-crayon architectural,
Il respire le design, l’audace, comme si l’herbe
montait griffer ce coffre minéral.

Massif, mystérieux, sombre, le Monolithe
des cinq bâtiments s’en vient,
Ses lettres sur la peau envoient un message social,
« Moins de biens, plus de liens »,
En deuxième rideau, l’Ycone de Jean Nouvel s’élève,
mi-verre, mi-squelette,
Entre façade en double peau vitrée
et charpente blanche apparente, le ciel se reflète.


Mais plus loin, un autre monde,
le pont de l’A6, dur, grondant,
Deux gardiens silencieux montent la garde,
vieilles âmes de granit, somnolant,
Le Rhône, fleuve de conquête fier et barbu,
avec dressée au ciel sa lance,
La Saône nourricière, douce et voilée,
elle verse sa corne d’abondance.

Depuis Lyon la belle aux reflets de soie,
le Van Gogh glisse dans la rumeur des quais,
Sous l’œil des ponts, entre Rhône et gastronomie,
débute l’escapade en toute gaîté,
Tain l’Hermitage offrit ses coteaux d’or, le vin,
le chocolat, dans un festin de lumière,
Son  pont suspendu comme un bras d’acier tendu
entre deux rives, dans une étreinte fière.



Puis vint Avignon, le Palais triomphal,
Bénézet bâtit son rêve sur le vent,
Et les échos de Sarah, au rivage pas banal,
Réveillèrent la mer et les cœurs vibrants,
Arles en lumière, sous l’œil de Van Gogh,
peignit mon pas d’une ombre orangée,
Le poète moustachu, au sourire en joie,
salua mes rimes d’un regard allumé.



Détours en Camargue sauvage, ses taureaux noirs,
ses gardians fiers, leurs chevaux d’écume,
La pluie tomba, mais non le devoir,
et les flamants traversèrent la brume,
Au retour, Viviers dressa sa cathédrale,
la Tour St-Michel veillant l’amour d’un troubadour,
Aliénor pleura mais, guidée par l’étincelle,
rêva de Guilhem au chant de velours.



Les gorges de l’Ardèche ouvrirent leurs bras,
Chauvet, Pont d’Arc, et falaises aux secrets,
Pendant que Balazuc dormait tout bas,
et que Bidon, assoiffé, restait discret,
Enfin La Voulte, ses phares du rugby,
nous salua dans un dernier soupir fluvial,
Puis Lyon retrouva ma poésie alanguie,
avant que notre retour pleure mon final.



                                                                   Guy dit l’Arié…..Joie

                                                                       



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