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 Juin, Mois au Jardin
 
Soleil à la St Hervé
Fait présager d’un bel été
 
Symbole du mois de Juin, c’est la fleur la plus offerte de l’année,
Rouge elle évoque la passion des amants, rose elle incarne la joie tout simplement,
Orange elle symbolise le désir et blanche elle couronne la pureté des sentiments,
Seule la rose jaune se teinte de tristesse face à l’infidélité de l’être aimé.
 
« Rosa centifolia » fait référence au grand nombre de pétales de sa fleur éclose,
Le rosier cent-feuilles, « rose de mai », dresse ses longues tiges arquées
Couronnées par ses fleurs rondes et globuleuses aux coroles de couleur rose,
Du côté de Grasse les parfumeurs en extraient l’essence absolu au parfum sucré.
 
Un rayon de soleil enivrant comme du vin doux allume les troncs des hêtres d’un jaune d’or,
Tout en coulant gaiment le long de la sommière, réchauffant les terrains voisins,
Puis subitement une averse orageuse imprègne copieusement le sol aquitain,
Eau et chaleur, combinaison parfaite pour que la star du sous-bois pigmente l’humus des abords.
 
La fièvre des girolles anime la campagne où les passionnés fouillent les bois ombragés,
Les premières « jaunettes » montrent dans les hêtraies claires leurs entonnoirs colorés,
Nommée par les ramasseurs « crête de coq » ou « ciboire », cette princesse des bois,
Au pied charnu et courbé, aux plis jaune pâle ou orangé, exhale son parfum d’abricot sournois.
 
Au détour d’un clairière de petits bijoux rubis parsèment en ribambelle la futaie,
Comment résister à l’envie de cueillir ces fraises des bois à la saveur d’enfance passionnelle,
Tout proche sur les coteaux calcaires le buisson ardent dégage son parfum de cannelle,
La fraxinelle aux feuilles de frêne dresse ses fleurs rose pâle, de pourpre striées.
 
En continuant la promenade en lisière de forêt, les sens tout ouïe aux aguets,
Soudain une plainte s’élève de la mare, sorte de jappements de chiot gentillet,
Ces « poup …poup…poup » lancinants proviennent du sonneur à ventre jaune,
Ce joli batracien à la pupille en forme de cœur module son chant nuptial aquafaune.
 
En cette période de ramassage des foins, maître Goupil chasse dans les prairies fauchées,
Mulots et campagnols ne bénéficiant plus du couvert végétal pour s’abriter,
Le renard mulote, s’élançant dans les airs il retombe sur sa victime détalant,
Après un bond léger, gracieux et efficace, immobilisant sa proie avec ses pattes avant.
 
Bien que timide un autre rongeur, vif et curieux est la « fée Quenotte » des enfants,
Livrée grise, oreilles courtes, petits yeux noirs et brillants, la souris des champs,
Défend son territoire en « chicotant » par de petits cris aigus saccadés,
Walt Disney en a fait son héroïne dès 1928 en créant Mickey Mousse pour parader.
 
En cette fin de printemps, Flore module le bleu des gentianes au mauve des asters miroitant,
Dans les pelouses alpines le lis orangé offre aux rayons de soleil ses limbes éclatants,
Ses corolles safranées ponctuées de brun exhibent étamines et pistil dressé,
Admirez ses pétales doux comme des rubans de soie, savourez des yeux sa sauvage beauté.
 
Dans les parcelles d’orge ou de blé les sauvageons flottent comme un drapeau tricolore,
Le bleuet des champs flirte avec le rouge coquelicot et la blanche matricaire passiflore,
A proximité des ombelles de la perce commune, « bar à insectes » sans angles,
Offrant leur nectar au lepture en habit cerise, portant sur le dos son cœur en triangle.
 
Quant au coquelicot, ce prince des champs éparpille ses fleurs en éclats vermillon,
Plante messicole les abeilles récoltent le pollen de ses étamines et butinent son nectar,
Dans le langage des fleurs c’est l’ardeur fragile, ces noces célébrant 8 ans de vie sans avatars,
Utilisé sous forme de pastille à sucer, il calme la gorge de ses irritations.
 
C’est la reine des plantes fourragères, « foin de Bourgogne », l’alimentation rêvée du bétail,
La luzerne, sainfoin aux graines brillantes comme des vers luisants teinte les prairies de violet,
Ses fruits ont la forme de gousses en hélice sénestre à trois tours recourbés,
Dans son calendrier républicain, Fabre d’Églantine lui a réservé le premier jour de Prairial.
 
Dans la garrigue enluminée par les bouquets d’or des coronilles faux lotiers
La mégère, alias le « satyre », se chauffe sur la fétuque des moutons, longuement posée,
De couleur fauve orangé, zébrées de lignes marrons ses ailes possèdent à l’apex antérieur,
Un ocelle noir pupillé de blanc et quatre autres aux postérieurs.  
 
Battues par les embruns, ce « gazon d’Olympe » irradient les pelouses du bord de mer mouillées,
L’arménie maritime balance ses têtes sphériques aux petites fleurs roses de cet œillet marin,
C’est aussi la plante idéale des bordures où ses coussins colorés illuminent tout l’été
Sous le nom de statice, il occupait le 21° jour de Prairial du calendrier républicain.
 
Dans le jardin de Neptune, la posidonie de Méditerranée forme de vastes prairies verdies,
Ses longues feuilles ondulant comme la chevelure des sirènes forment un « oasis de vie »,
C’est le refuge des saupes à la livrée gris verdâtre striée de fines lignes dorées,
Et de la mendole avec sa tache noire rectangulaire sur le flanc de sa robe argent bleuté.
 
Dans cet aquarium grandeur nature, l’herbier se révèle d’une luxuriance inouïe,
Les fonds marins laissent entrevoir les grandes nacres plantées à la verticale en féerie,
Leur « byssus », sécrétion filamenteuse, leur permet de se fixer dans les sédiments
Où serpente le serran écriture, corps argenté, stries foncées, tâche ventrale au bleu luminescent.
 
Montagnard d’origine il fréquente nos villes et villages, perché sur le faîte d’un toit,
Le mâle rougequeue noir, couleur de suie, lance fièrement son chant de petit roi,
C’est un bavardage accéléré ponctué de sons rappelant celui du papier froissé,
Ses cris d’alarme ou de contact, « tsip » rapides et courts, partent en rafales empressées.
 
A l’approche du solstice d’été, la « lune des fraises » apparaît ronde, parée d’orangé,
C’est la période choisie par la sérotine bicolore pour s’installer sous les toits douillets,
Cette jolie chauve-souris à la fourrure poivre et sel et au museau charbonneux,
S’apprête à mettre au monde des jumeaux, dans 4 semaines ils chasseront heureux.

                                                                                                                   L’ ARIÉ…JOIE

 
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