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Lyon entre Ombres et Lumières
 
Hier oubliée, délaissée et crasseuse, aujourd’hui restaurée, visitée et lumineuse,
L’ancienne capitale des Gaules, Lugdunum, se visite par ses traboules vertigineuses,
Sortant des brumes épaisses montant des Brotteaux des bords de Rhône, Lyon,
Offre le charme de ses vieux quartiers rescapés de justesse de la destruction.
 
Pour découvrir les vestiges du Vieux Lyon, rien de mieux que de trabouler,
Dans le réseau des étroits passages piétons reliant les rues à travers les cours de la colline,
Lors du soulèvement des canuts, les insurgés trouvèrent refuge dans ce ventre en ruine,
Dédales servant aux résistants mais souricière quand Klauss Barbie y organisa son coup de filet.
 
Ici la Gestapo faisait ses interrogatoires et Jean Moulin immortalisa l’esprit de la Résistance,
Alors que les martyrs de la torture au fort Montluc, le régime de Vichy entasse,
Le boucher de Lyon sera incarcéré en 1983 dans l’une des cellules de ses victimes,
La geôle de Jean Moulin, alias Max, commémorera cette porte de l’enfer ultime.
 
Ces labyrinthes où les gones d’antan grôlassaient tels des passe-murailles,
Permettaient de s’engouffrer sous les voutes des rues secrètes du quartier médiéval,
En traversant des cours d’immeubles, des corridors étroits formant un dédale,
Où le touriste actuel, non accompagné d’un guide, peut perdre facilement les pédales.
 
Quartier populaire engagé et convivial « les pentes » de la Croix Rousse,
Tranchées par « la ficelle », remplacée depuis par une portion de métro douce,
Permettent d’atteindre l’incontournable point de repère, « le Gros Caillou »,
Où tout proche vivaient les canuts, le petit peuple de la soierie lyonnaise debout.
 
C’est en l’an moins 43, juste après la mort de Jules César, que Lugdunum sera sacrée,
Elle deviendra un important nœud de communication pour rejoindre le Rhin et la Méditerranée,
Cette colonie romaine couverte d’ouvrages d’art, aqueducs et thermes flamboyants,
Sera sous l’empereur Claude la résidence des préfets, frappant la monnaie d’or et d’argent.
 
Les tisseurs de soie y bâtirent leurs maisons aux plafonds hauts imposants,
Permettant de recevoir leurs métiers à tisser faisant retentir leur « bistan-clacpan »,
Sur cette « colline qui travaille », en 1831 les revenus vont en se détériorant,
Provoquant la révolte du « Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant ».
 
Ville lumière fêtée le 8 décembre, depuis le 18è s. par les échevins reconnaissants,
Promettant à la Vierge de l’honorer de cierges pour avoir repoussé la peste avec allant,
C’est Louis et Auguste Lumière qui apportèrent en 1895 le cinéma et la photographie,
Alors que les « mères » dans leurs bouchons,  monteront au firmament la gastronomie.
 
L’histoire gourmande de la ville met à l’honneur le Jésus en forme de poire,
Compagnon de la rosette, du saucisson à cuire ou du sabodet de tête de porc,
Suivis du tablier de sapeur au gras-double, tête de veau ou quenelles thermidor,
Pour conclure par la cervelle de canut, une tarte au pralin et un Hermitage à boire.
 
Si Paris est bien la capitale de France, Lyon est la capitale de la gastronomie du monde,
Ville de bonne chère, avec les poissons des lacs de Genève et du Bourget, le gibier y abonde,
On se pâme à la vue des poulardes de Bresse ou des dindons du Dauphiné,
Le tout arrosé par le 3° fleuve du pays après la Saône et le Rhône, les vins du Beaujolais.
 
Aux portes de Lyon c’est à Collonges au Mont d’Or que règnent les Bocuse sans défaillir,
Durant un demi-siècle, le Commandeur de la gastronomie française y a bâti son empire,
Paul, Meilleur Ouvrier de France des années 60, fit de la cuisine une discipline universelle.
Sa fameuse soupe aux truffes VGE, franchit les portes de l’Élysée, lui donnant des ailes.
 
Mais dans l’ombre des grandes toques étoilées dont Paul Bocuse fut l’empereur incontesté,
La gastronomie lyonnaise se mitonne à feux doux, de roborative tradition culinaire,
Si les mères en sont les hérauts, pour le conservatisme les bouchons en sont les pères,
Avec leur décor en cuivre, le nappage en tissu ou les verres en ballon pour l’authenticité.
 
Installée sur un carrefour fluvial, Lyon voit les rives de ses deux fleuves historiques,
Reliées au-dessus de la Saône par la passerelle du Palais de Justice dominée de son seul mât,
Et par la passerelle du Collège datant de 1844 traversant le Rhône à plat,
Alors que sur la colline, Notre-Dame de Fourvière pique le ciel avec ses tours métalliques.
 
Au sud de Lyon, le massif du Pilat offre un grand élan de nature généreuse,
Cette verte sentinelle du Rhône, avec son air de Vercors, cache un secret bien gardé,
Ici aurait péri, de retour de Palestine, Ponce Pilate, le procureur de Judée,  
Depuis sur les pentes du chirat où séjourna le corps, l’herbe ne repousse plus, haineuse !
 
Sur les pentes du Pilat croissent des ceps aux noms chantant, syrah et viognier,
Les vignobles sont équipés de monorail à crémaillère pour travailler sur les dénivelés,
A Malleval, la « petite Sorbonne », cet outil permet de descendre la précieuse vendange,
Depuis Pline l’Ancien, 24 siècles nous contemplent, entre Condrieu et Côte-Rôtie, hors d’âge.

                                                                                  L’ARIÉ….JOIE   

 

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