Août à la Mi-Été - Site Poèmes & Diaporama de L'Arié...Joie

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Août à la Mi-Été
 
En Août la nature gagne en maturité, les arbres assombrissent leur feuillage,
Les fruits mûrissent au soleil et les oiseaux renouvellent leur plumage,
Dans les prairies les fleurs sauvages s’épanouissent pour le plaisir des papillons volages,
Souvent accablée de chaleur, cette vie paisible est parfois chahutée par un orage.
 
Orientant sa grosse tête fleurie d’est en ouest, il suit la course du soleil ravageur,
Le tournesol attire ainsi les butineurs et insectes en quête de pollen et de chaleur,  
Sa tête trop lourde ne tourne plus une fois ses nombreuses petites fleurs pollinisées,  
Elle évite à ses précieuses graines de griller en l’orientant à l’est et vers le sol, penchée.
 
Jamais posé au sol, ce drôle d’oiseau s’accroche à la verticale des parois peu douillettes,
Avec ses griffes et son long bec, ce coureur de falaise fouille dans les fissures béantes,
Il passe inaperçu sous son plumage gris cendré, mais le tichodrome échelette,
Dès qu’il écarte ses ailes, dévoile par saccades ses plumes rouges flamboyantes.
 
Avec sa taille de menu moineau et son bec court, fort et conique de granivore,
Son plumage printanier s’orne d’un rouge délicat au front et au poitrail bicolore,
Son ramage mélodieux d’une rare beauté charme sa chérie en haut du buisson, petiote,
Installés incognitos dans les jardins on les affuble péjorativement de tête de linotte.
 
Corps trapu, tête triangulaire, longues griffes recourbées, livrée verte et queue massive,
L’Aquitaine est le refuge de cette bébête d’été, sorte de dinosaures des dunes invasives,
Le lézard ocellé doit son qualificatif aux ocelles bleus pigmentant son corps court sur pattes,
Les fortes chaleurs estivales l’obligent à naviguer de nuit en quête d’insectes et mille-pattes.
 
Celles que les vagues du reflux de la mer engraissent dans les douces eaux du Bassin,
Ou celles qui s’enfoncent dans l’épais limon se nourrissant des sucs cachés du banc d’Arguin,
Ces huitres-là à la chair grasse, blanche, tendre furent admise à la table de César,
Qui en appréciait l’exquise douceur au goût légèrement salé de saveur marine, tout un art.
 
La légende de Casanova, grand séducteur, la croyance d’être aphrodisiaques leur a attribué,
Comme la figue coupée en deux ou la corne de rhinocéros certains y voient une présentation charnelle,
L’huitre favorise la production de testostérone et sa dopamine augmente le désir pou lui et elle,
Réputée pour ses qualités nutritionnelles favorisant l’énergie, son effet placebo peut faire rêver.
 
L’engouement croissant des amateurs du 19è s. fit émerger l’idée de parc ostréicole,
Les premiers parcs impériaux apparurent sur les « crassats » du Cap Ferret aquacole,
Selon les villages c’est dans les cabanes, chics, branchées, roots et sans douche,
Que plus ou moins salées, marines ou fruités on y vient « embrasser la mer sur la bouche ».
 
Dans les Pyrénées le soleil caresse les falaises de ses rayons dorés, le Mt Valier rougit sa coiffe,
Un couple d’isards vient assister à la scène matinale complétant le tableau du photographe,
En Armorique défilent les bagadous faisant sonner, binious, bombardes et cornemuses ronflantes,
Dans notre ciel, les Perséides offrent le spectacle époustouflant d’une pluie d’étoiles filantes.
 
Durant tout l’été sa floraison extraordinaire laisse ses larges entonnoirs jaunes pendre
Méfiance, car le brugmansia jouant la « trompette des anges » est un arbuste toxique
Dans cette famille des « daturas », comme « l’onguent des sorcières » ils alimentent les légendes
Les « endormeuses » les mélangeaient au tabac, assoupissant leur client pour les dépouiller, classique.
 
Les Aztèques en consommaient les racines bouillies, arrivé en Europe à l’époque de la pomme de terre,
Le dahlia fut renvoyé à son rôle ornemental de l’été dans les jardins, massifs et parterres,
Le jardinier récolte ses « grosses patates » juste après les premières gelées pour les stocker en serre,
Véritable Fregoli des fleurs sa palette est aussi variée que celle d’un Monet aux toiles joaillères.
 
Du côté de La Gacilly, la Morbihannaise, l’essentiel réside dans la nature bienfaisante,
L’été se vit en mode végétal avec une scénographie sur le destin d’un ami des plantes,
Du grenier où tout a commencé, aux coulisses de la cosmétique végétale, Yves Rocher,
Vous offre son ode à la vie et aux femmes avec un hymne à la terre en photos triées sur le volet.
 
Craintif, vulnérable, difficile à observer, cette petite boule de fourrure vit dans les torrents pyrénéens,
Pattes griffues et palmées, longue queue aplatie à son extrémité, trompe mobile, ce doyen,
Le desman ou « rat-trompette », véritable torpille sous l’eau, se nourrit de larves d’insectes,
Avec ses très beaux reflets verts et dorés on a l’impression de voir filer une fée céleste.
 
Sous le drap soyeux du crépuscule quel plaisir d’écouter le murmure de la forêt théâtre,
Dans les sous-bois les petites billes des myrtilles violettes se couvrent d’une pruine blanchâtre,
Alors que le doux refrain stridulant du grillon frottant ses pattes sur ses élytres annonce la nuit,
Attendue par son odeur, les brocards aux dagues neuves courtisent la chevrette après minuit.

                                                                                                               L’ARIÉ….JOIE   

 

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