Décembre l' illuminé - Site Poèmes & Diaporama de L'Arié...Joie

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Décembre l’illuminé
 
Avec ses jours courts, ses nuits longues et son ambiance au coin du feu,
Décembre annonce l’hiver où les vitrines se parent de leurs habits de fête,
Étincelle dans la clarté molle du soleil, la Reine des Neiges en tête,
Enfile son dé d’or pour broder les branches de dentelles de cristal joyeux.
 
Au bord de la rivière ou du torrent les clochettes cristallines pendent aux branches,
L’eau éclabousse, puis se cristallise en créant de beaux manchons glacés,
Mais dans le jardin c’est la ronde des potirons, les ronds, les oblongs en planches,
Dans un festival de couleurs, jaunes, rouges, pour ces cucurbitacées à la chair sucrée
 
Les arbres dénudés ressemblent à des squelettes griffant le ciel flou,
Alors que le froid nous mordille les joues et nous lèche les mains glacées
Dans les sous-bois, les landes ou les herbus, entre chien et loup,
La mordorée cherche son âme sœur de bécasse pour à la croule s’accoupler.
 
La lumière mordante cisaille les contours des paysages,
Mais dans les bois sur fond de calme feutré, sans gaspillage,
Les mésanges bleues et charbonnières entament leur bal précoce,
Déambulant dans les branches pour débusquer leurs proies sous les écorces.
 
La Fontaine le surnomma Pierrot, c’est pour lui l’heure de se rapprocher de l’homme,
Ce petit oiseau vif à la robe de bure vient chercher le gîte et le couvert,
Bagarreur et prêt à en découdre pour quelques miettes de pain, ce piaf révolver
Viendra même cueillir sa pitance dans votre main, c’es bien lui le moineau gentilhomme.
 
Quant au petit bandit masqué avec sur les yeux son bandeau noir de soie,
Bec fort et longue queue composant sa silhouette à l’aile frappée d’un écusson blanc,
C’est perchée au sommet d’une branche que la pie-grièche grise guette sa proie,
Qu’elle embrochera à une épine d’arbuste pour la stocker ou la dépecer à sang.
 
C’est souvent à la brune que le grand duc lance son « hou-oh » martial de zombi,
Inoubliable vision de sa silhouette sous la lune en écoutant son cri inquiétant,
Mais quel plaisir de regarder l’orfèvre des sapins, le bec-croisé dans sa livrée rubis,
Décortiquant les graines d’épicéa à l’aide de ses mandibules croisées en croissant.
 
Dans cette période où le soleil se retire sur l’onde frissonnante du lac de montagne,
Abandonnant dans son sillage une molle clarté qui s’épanche en reflets rose-thé,
Le bouquetin proche des cimes pyrénéennes joue les beaux auprès de son étagne,
Ce fier cornu portant barbichette séduit sa biquette tête en arrière rejetée.
 
Pour Goupil l’hiver est aussi la saison des amours, les mâles signalant aux galantes
Leur passage en égrenant leurs mots doux parfumés sur les troncs et les buissons,
Quand il neige leurs traces jaunâtres sont visibles et si odorantes
Que nous pouvons dire, il est passé par ici, il repassera par là le polisson.
 
Maintenant dénudés, certains chênes dévoilent la plante des esprits sans voiles,
Cueilli à l’époque des Gaulois à l’aide d’une serpe d’or par un druide vêtu de blanc,
Le gui chassait les mauvais esprits pour annoncer « Au gui l’an neuf » le nouvel an,
Sous la complainte du loup résonnant au fond du bois, telle une incantation aux étoiles.
 
Parmi les silhouettes austères  et dépouillées des arbres feuillagistes,
Le houx se distingue nettement par ses feuilles épineuses et luisantes,
Paré de ses fruits rouges vifs il orne les bouquets des fleuristes,
Dans les houssières, les merles affamés le consomment sans modération grisante.
 
Quand l’hiver et son cortège de frimas mettent la nature en hibernation,
Le sapin, grâce à ses aiguilles toujours vertes devient l’arbre de la gourmandise,
Au Moyen-Âge entre coutumes païennes et fêtes chrétiennes il se pare de friandises,
Son sommet fut orné d’une étoile guidant les rois mages vers l’adoration.
 
« Jésus est né dans une étable », selon la tradition biblique,
Au cours des siècles ce registre littéraire de la théologie métaphorique,
Sera illustré par la construction de la crèche de Noël dans les églises,
Le nouveau né repose à coté de l’âne et du bœuf, entre Marie et Joseph en chemise.
 
Véritable hymne à la tradition provençale et à la transhumance de Crau
La « Fête des Bergers » de Istres renoue avec la tradition pastorale sans accrocs
Avec son défilé costumé accompagné des moutons aux senteurs de sel
Alors que sur la Cannebière on honore le vrai santon d’argile en costume traditionnel
                                                                                                                                                          
Dans ce mois où l’on se prépare aux festivités de fin d’année surréelles,
St Nicolas distribue gâteaux et chocolats à la barbe du père Fouettard,
Quand Ste Lucie illumine les rues des villages dans l’attente du Père Noël,
Sachant que chaque St Sylvestre sonnée nous fait plus vieux d’une année sans retard.

                                                                                                                           L’ARIÉ….JOIE
Compteur Arié...Joie
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