Mars Capricieux - Site Poèmes & Diaporama de L'Arié...Joie

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Mars, mois des caprices
Mars doux printemps
A vivre maintenant
 
Maître Martin sur un arbre perché, tenait dans son bec un poisson pris sur la sablière,
Flèche parée de bleu, d’orangé et de reflets métalliques, il patrouille sur la rivière,
Il passe beaucoup de temps sur une branche à guetter le passage de sa proie,
Sûr de son coup, il plonge en piqué et ressort sa prise aux mandibules, en joie.
 
En mars après une cour ritualisée, le mâle offre un petit présent à la femelle,
Mais il ne lâchera le poisson qu’en cas de volonté d’accouplement de sa belle,
Ils creuseront ensuite un tunnel d’un mètre dans la terre meuble de la berge pentue,
Dans le nid douillet, six œufs donneront naissance à des poussins vite velus.
 
Dans les champs, dans les prés, une ribambelle de fleurettes dansent une farandole,
Annonçant le début du Printemps « primo vere » en latin, la primevère bien aimée,
Balance ses fleurs en ombelles jaune poussin comme une offrande à la saison folle,
La légende enfantine prétend qu’en mangeant ses corolles sucrées on pourrait voir des fées.
 
Étangs, mares, tourbières deviennent en Mars le théâtre d’un étrange concert marin,     
     Pour séduire leurs belles les mâles forment des chœurs sur les frayères douces,
Les  grenouilles chantent entre ronronnement et ronflement de moto tout terrain,
Sorte de kor..kor..kor.. monotone pour nos oreilles, mais le sex-appeal de la rousse.
 
Avec ses pétales en forme d’hélice, la pervenche a l’allure d’un moulin à vent miniature,
Elle forme des tapis en sous-bois avec ses feuilles en forme d’yeux verts en amande, joliette,
Un bleu porte le nom de cette mignonne, fleur préférée de Rousseau l’illustre poète,  
Utilisée jadis dans des rituels magiques,d’où son surnom de violette des sorciers de la nature.
 
A poils ou à plumes ils pensent à trouver l’âme sœur pour assurer leur descendance,
Saison des amours oblige, l’oiseau rondelet a mis son costume de noces avec élégance,
Dans les tons olive, rehaussé de jolis galons dorés, le verdier mâle, en mesure,
S’égosille tout en volant, ce séducteur emplumé dessine des cercles enjôleurs dans l’azur.
 
Qu’est ce qu’il fait, qu’est ce qu’il a, qui c’est celui là
Il a une drôle de tête ce poisson là…
Tête large et aplatie, bouche lippue, le chabot est plutôt étonnant
Il attend posé sur le fonds de l’eau une larve d’insecte, pour ouvrir sa gueule, patient.

Belle saison rime avec papillon quand volette déjà le paon du jour en apothéose,
Mais c’est le machaon qui enchante par ses ailes jaune paille, nervurées d’encre noire, charmant,
Ponctuées de deux ocelles rosés et de lunules azurées, il honore Lamartine disant,
‘Il ressemble au désir qui jamais ne se pose et sans se satisfaire effleure toute chose’.
 
Il en est d’autres dans le ciel dont le nom rime avec les anges,
Jolies et coloriées, du rose au turquoise ou du jaune au vert bleu, les mésanges,
En ces temps de parade nuptiale ouvrent grand leurs ailes et leur ventre velouté,
Montrant pour la charbonnière leur cravate noire sur leur buste citronné.
 
Le mois dernier nous écoutions le chant mélodieux et flûté du merle siffleur,
C’est pour lui l’époque de construire son cocon douillet dans le feuillage d’un laurier,
Son nid est un petit bol de brindilles, d’herbes et de mousse variées,
Où la femelle déposera ses œufs mouchetés de brun mis deux semaines à sa chaleur.
 
Dans les Alpes et les Pyrénées elle est parmi les premières fleurs à éclore défroissée,
Baptisée aussi « bouquet de Notre Dame », la gentiane arbore sa beauté insolente,
Elle émaille les prairies et les pelouses de ses petites étoiles éclatantes,
Sous le soleil, ses merveilleuses corolles brillent de leur bleu gitane foncé.
 
Le lendemain du printemps, un couple se forme dans le ciel au soir tombant,
Au coucher du soleil, Jupiter tente une approche vers sa majesté la Lune,
La planète portant le nom du dieu romain volage paraît minuscule, suppliant,
Têtu il restera dans le sillage de sa belle argentée, il l’accompagnera jusqu’à l’aube opportune.
 
Pour ceux qui font l’école buissonnière ou prennent la clé des champs en conquistador,
Les petits chemins traversant prairies ou forêts servent de  refuges au petit matin,
Sur leur talus regorgent des plantes multicolores, lychnis, fleur de coucou et boutons d’or,
Ce sentier enchanté permet au détour d’un virage de croiser chevreuils, lièvres ou lapins.
 
Dans la forêt il nous rappelle Ötzi, l’homme du néolithique retrouvé avec son allume feu,
L’amadouvier, parasite fongique s’incrustant sur les troncs mit fin à la guerre du feu,
Grâce à la poudre desséchée de ce champignon, l’étincelle des silex entrechoqués l’enflamme,
De nos jours les pêcheurs passionnés utilisent l’amadou pour sécher leurs mouches sans âme.
 
C’est l’ouverture, les « moucheurs » vont faire dériver leur appât avec passion confectionné,
C’est en fouettant pour faire sortir la soie du moulinet qu’ils passent au peigne les flots,
Après les boucles aérodynamiques en V, ils déposent la mouche près du gobage observé,
L’artiste joue tout en finesse, pour surprendre les truites mouchetées, arc en ciel ou fario.
 
                                                                                                                               L’ ARIÉ…JOIE

 

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