Novembre Enluminé - Site Poèmes & Diaporama de L'Arié...Joie

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Novembre Enluminé

En Novembre la nature nous annonce qu’elle s’apprête à braver l’hiver,
Toujours encore chatoyante et chaleureuse elle s’engourdit au fil du temps sévère,
Les jours raccourcissent, les premières gelées enluminent  baies et feuilles en dépouille,
Qu’il fasse beau ou qu’il mouille c’est les derniers jours de fêtes pour les grenouilles.

La campagne se calfeutre sous des montagnes de feuilles en ébouriffure,
Oyez braves gens le vent cornant Brumaire souffle sa froidure
Quand la forêt se déleste de ses atours flamboyants à tire d’ailes,
Face à d’étranges volutes blanches qui flottent sur les étangs onduleux surréels.

La fraîcheur du matin, le parfum des feuilles flétries et de terre humide repue,
L’obscurité hâtive du soir, autant de preuve que l’automne a pris ses quartiers,
C’est la période où vous pouvez percevoir les coups de trompe lancés par les grues,
Volant en escadrille en V elles inscrivent dans le ciel des ondulations de régatier.

Dans la campagne hantée par les fantômes du brouillard,
L’arbousier aux feuilles persistantes illumine landes et maquis,
Offrant ses pompons écarlates, velus comme un fraisard,
Et ses jolis grelots ivoirins groupés en panicules exquis.

Novembre qui fait neiger les feuilles roussies,
Fait s’envoler freux et corneilles, alouettes et étourneaux,
Grêlant le ciel en compagnie de la bande à vanneaux,
Quand au sol l’écureuil, petit nain rouge, ramasse ses noisettes et glands  polis.

Véritable sentinelle des milieux boisés et toujours sur le qui-vive, inquiet,
Le geai des chênes par ses cris éraillés prévient les hôtes de la forêt,
En automne il fait ses provisions de glands qu’il entasse dans son gosier,
Pour aller les enfouir dans le sol, les oubliés participeront au reboisement forestier.

La St Hubert fête les chasseurs, c’est l’époque de la migration des palombes,
Mais il en est un qui par ses prouesses aériennes les attaque dans les airs,
L’autour des palombes tue ses proies à l’aide de ses puissantes serres
Au sol, ce rapace diurne est la terreur des lapins fondant sur eux comme une bombe.

Sur les cimes pyrénéennes les isards en rut jouent de la corne,
Crinières hérissées, les sangliers plantent leurs défenses sans borne,
Proche d’un champ labouré, la buse variable, perchée sur un piquet,
Attirée par un mulot fond sur lui toutes serres déployées.

En levant la tête dans la hêtraie, le pinson des arbres y tient le haut de l’affiche,
Dans sa parure bigarrée d’un vieux rose vineux Monsieur arbore une  calotte gris bleu,
Quant à Madame son plumage beige grisâtre est plus terne, gourmands de faines riches,
Honorant l’image « gai comme un pinson », ils les décortiquent d’un bec méticuleux.

Dans la forêt le houx illumine le sous-bois ténébreux,
Feuilles luisantes festonnées, ses fruits vermillon font des heureux,
Quant au lierre, symbole d’amour et de fidélité,
Je meurs ou je m’attache, c’est là sa vérité.

Au moyen de ses suçoirs il parasite de nombreux arbres dont les pommiers,
Il puise aussi eau et sels minéraux dans la sève des trembles et  peupliers,
Ces hôtes sont ainsi ralentis dans leur croissance et portent moins de fruits,
Offrant un complément alimentaire aux passereaux,  pour l’an neuf c’est la fête du Gui.

Dans les jardins, corolles opalines saumon peu banales,
La rose de Noël joue les beautés fatales,
Séduisant le roitelet huppé, boule de plumes vert olivé,
Pépiant à gorge déployée, sa crête dorée toute échevelée.

Novembre par tous les temps,
Le bois dans la cheminée est flambant.
                    Gelée de Novembre,
  Adieu l’herbe tendre.

                                                                             L’ ARIÉ…JOIE

 
Compteur Arié...Joie
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